L’endométriose est une maladie fréquente et douloureuse or il semblerait que l’ostéopathie puisse jouer un rôle dans la diminution des douleurs.

Définition

Elle se caractérise par la présence de tissu endométrial à l’extérieur de la cavité utérine. En revanche, l’endométriose n’est pas forcément symptomatique chez toutes les femmes.

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L’endométriose en chiffre

L’endométriose est une pathologie qui touche 10% des femmes et près de 40% des femmes qui souffrent de douleurs pelviennes chronique selon L’INSERM. Par ailleurs, le coût estimé de l’endométriose est france est de 10 milliards d’euros par an. Le diagnostic est souvent tardif : 6 ans environ.

Les différents type d’endométriose

L’endométriose peut avoir différentes intensité et différentes localisations.

Il existe l’endométriose superficielle, elle concerne le péritoine (structure membraneuse qui recouvre les organes de l’abdomen).

L’endométriome ovarien est quant à lui un kyste de l’ovaire.

De même, il existe l’endométriose pelvienne profonde, elle concerne l’intestin, la vessie, les ligaments utéro sacrés et les uretère (les canaux entre les reins et la vessie), le cul de sac vaginal postérieur.

Il y a 4 stades d’endométriose, ceux ci traduisent le niveau de sévérité des lésions.

L’utilisation du terme « stade » suggère au grand public que si une patiente est actuellement porteuse d’une endométriose stade I ou II, elle pourrait évoluer vers les stades III ou IV quelques années plus tard. Aucune donnée scientifique n’accrédite ce risque d’évolution depuis une forme légère ou modérée vers une forme sévère. Au contraire, les seules données publiées accréditent l’idée d’une stabilité globale des lésions.

Prise en charge de l’endométriose – Méthode Recommandations pour la pratique clinique HAS 2017

Par ailleurs, l’endométriose peut atteindre le thorax.

Les symptômes

Les symptômes principaux sont la douleur et l’infertilité. Les symptôme sont variés et nombreux : règles et rapports sexuels douloureux, crampes abdominales, fatigue, difficultés à uriner, mais aussi des symptômes digestifs (constipation, diarrhée, difficulté à déféquer) , infertilité, sensation de vessie pleine, fuite urinaire. Toutefois, une nouvelle fois la Haute Autorité de santé précise que :

« La corrélation entre l’endométriose et la présence de symptômes (douleur et/ou infertilité) n’est pas systématique et absolue, quel que soit le type d’endométriose (superficielle, ovarienne ou profonde). « 

Prise en charge de l’endométriose – Méthode Recommandations pour la pratique clinique HAS 2017

De plus, l’endométriose augmente le risque de fausse couche durant le premier trimestre de grossesse.

Les facteurs de risques

L’endométriose est une maladie multifactorielle. Certains perturbateurs endocriniens sont soupçonnés mais leur lien n’est pas démontré. En revanche, l’origine génétique est démontrée. Par conséquent, pour les apparentés au premier degré (mère – fille), le risque est 5 fois plus élevé. D’autres facteurs existent comme des règles précoces, un volume menstruel important, cycle menstruel court).

L’évolution

Toujours selon la HAS : il n’y a « pas d’argument en faveur d’une progression de l’endométriose (que ce soit en termes de volume ou de nombre des lésions). »

Prise en charge de l’endométriose – Méthode Recommandations pour la pratique clinique HAS 2017

Les examens complémentaires

L’examen de première intention est l’échographie. En deuxième intention, il s’agit de l’IRM.

L’ostéopathie dans la prise en charge de l’endométriose

L’étude de C. Daraï explore le potentiel de l’ostéopathie pour soulager l’endométriose. La qualité de vie est mesurée grâce à une questionnaire (SF 36), celle-ci est améliorée dans près de 80% des cas après un traitement ostéopathique de 45 minutes. L’amélioration des symptômes est statistiquement significatives sur tous les groupes de symptômes (gynécologiques, digestifs, généraux) excepté pour les symptômes urinaires. En effet, les techniques viscérales permettent au corps de s’adapter au mieux autour des fibroses provoquées. Il s’agit de relâcher les tensions des tissus mous et des fascias induites par la maladie. De plus, l’endométriose peut atteindre les racines nerveuses lombaires et donner des sciatiques! Par conséquent, la sphère pelvienne n’est pas à négliger dans les douleurs lombaires.

Sources

Le rapport de la haute autorité de santé d’où sont issues la plupart des informations. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-01/pris_en_charge_de_lendometriose_-_argumentaire.pdf

Daraï C, Bendifallah S, Foulot H, Ballester M, Chabbert-Buffet N, Daraï E. Intérêt clinique du traitement ostéopathique chez les patientes ayant une endométriose colorectale : classification fondée sur les symptômes et la qualité de vie [Impact of osteopathic manipulative therapy in patient with deep with colorectal endometriosis: A classification based on symptoms and quality of life]. Gynecol Obstet Fertil Senol. 2017;45(9):472‐477.

https://doi.org/10.1016/j.gofs.2017.07.006

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/endometriose

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02080162v2/document

crédit photo : Kat Jayne https://www.pexels.com/fr-fr/photo/abdomen-corps-estomac-femme-735966/

L’endométriose, le rôle de l’ostéopathie
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